Proche aidant : comment éviter le burn-out ?

Les proches aidants peuvent tirer une satisfaction et un sentiment d’utilité auprès d’un proche aidé malade ou âgé. Néanmoins, beaucoup d’entre eux admettent être démunis face à l’exigence de ce rôle. En effet, les aidants naturels sont exposés à un risque élevé de burn-out. Cela peut mener à des conséquences importantes tant sur le proche aidant que sur le proche aidé. Il est important de reconnaître les signes annonciateurs d’un épuisement psychologique afin de le prévenir et en guérir.

6/10/2022

Comment se caractérise le burn-out de l’aidant familial ?

En France, on dénombre 11millions de proches aidants et 4 millions d’entre eux sont professionnellement actifs. Ils consacrent, en moyenne, près de 20 heures par semaine aux soins de leur proche. Ils allouent bien souvent ce temps au détriment de leur propre repos ou de leur propre santé. Ainsi, les proches aidants se sentent souvent dépassés et éprouvent un fort sentiment de culpabilité.

Le burn-out est un stress physique, mental et émotionnel permanent, rendant la personne vulnérable à toute pression. Les facteurs déclenchant l’épuisement de l’aidant naturel sont multiples :

-      Le manque de repos,

-      Une difficulté à déléguer les tâches qui lui incombent,

-      Une grande inquiétude pour le proche aidé,

-      Et parfois, une remise en question de son aptitude à prendre soin de l’aidé.

>> Pour en savoir plus sur le burnt-out,découvrez l’article Carenity dédié <<

Comment reconnaît-on les signes avant-coureurs du burn-out ?

Un épuisement émotionnel (burn-out) s’accompagne de symptômes qu’il faut être à même de pouvoir déceler.Ces symptômes sont les suivants :

-      Une fatigue chronique s’installe et ce dès le réveil. Le proche aidant a également un sommeil très perturbé causant des troubles de la concentration et de la mémoire,

-      Une instabilité émotionnelle se manifestant par une impatience, de la colère ou de la tristesse, une incapacité à trouver des solutions ou à assumer des situations auxquelles l’aidant naturel n’est pas préparé,

-      Un sentiment d’inefficacité ou d’échec qui vient alimenter la culpabilité. Cela peut mener l’aidant vers une dépression,

-      Un repli sur soi.Le proche aidant peut renoncer à sa vie sociale ou encore à ses loisirs afin d’éviter de devoir s’exprimer sur son état de santé mentale,

-      Un changement physique : une prise ou une perte de poids, une négligence vis-à-vis de son apparence et de son état de santé...

Quelles sont les solutions pour faire face auburn-out de l’aidant ?

Se faire accompagner est essentiel pour trouver des réponses aux questions de l’aidant naturel, des solutions à ses problèmes et pour se sentir écouté et soutenu.

Le médecin traitant est la première personne à consulter pour éviter le burn-out et la dépression. Il pourra ainsi orienter le proche aidant vers un psychologue et/ou un psychiatre.Il est indispensable pour le médecin traitant d’être informé du rôle d’aidant de son patient.

Le proche aidant peut également se tourner vers :

-      Des associations comme La Maison des Aidants,

-      Des groupes de parole comme le Café des Aidants,

-      Des groupes de parole en ligne comme Carenity,

-      Des structures locales telles que la MDPH pour les personnes handicapées et leurs proches, les CCAS et le CLIC.


Si l’on se sent dépassé par la situation, il est impératif de tirer la sonnette d’alarme. Prendre quelques instants chaque jour pour respirer profondément permet de retrouver son calme. Il est essentiel de connaître ses propres limites. Cela aide à prendre de meilleures décisions et de trouver l’aide nécessaire.

 

SOURCES :

Burn-out de l’aidant : comment le reconnaître etle prévenir ?, Essentiel Autonomie

Aidants : burn out, quels sont les signesd’alerte ?, La Banque Postale

De l’épuisement des proches aidants au burn out: il n’y a qu’un pas !, Aidons les nôtres

Le burn-out : qu’est-ce que c’est ?, Carenity