Être aidant, un investissement au quotidien

Si vous êtes aidant, vous consacrez certainement une grande quantité de votre temps au proche que vous accompagnez au quotidien. Beaucoup d’aidants finissent d’ailleurs par s’épuiser et négliger certains pans de leur vie en aidant leur proche sur le long terme. Car oui, être aidant, c’est soutenir, accompagner et s’occuper d’un proche malade, en situation de handicap ou en perte d’autonomie et c’est un rôle lourd de conséquences. Il s’agit d’un investissement intense au quotidien, mais, désormais, grâce à Monka, vous n’êtes plus seul.

11/4/2022

Qui sont les aidants ?

Il existe autant de situations différentes que d’aidants différents. Chaque situation est à étudier de près, mais une chose est sûre : être aidant, dans tous les cas, c’est un investissement important dans le quotidien de chaque personne qui le devient.

Une étude réalisée par April et publiée sur le site de la Matmut nous montre que la France comptait 11 millions d’aidants en 2019, ce qui représente tout de même 1 personne sur 5. Depuis, ce chiffre a encore augmenté. Parmi ces aidants, 90% des aidants accompagnent un proche faisant partie de la famille. Plus de la moitié d’entre eux sont des femmes et presque la moitié a moins de 50 ans.

Les difficultés des aidants

Si le rôle d’aidant représente un tel investissement, c’est aussi parce que 61% d’entre eux sont actifs, ce qui engendre manque de temps pour la gestion de leur propre quotidien et fatigue. Beaucoup évoquent également une difficulté rencontrée pour s’occuper des nombreuses démarches administratives. Et le plus malheureux dans tout cela, c’est que 54% des aidants ignorent qu’ils le sont.

En effet, auparavant considéré comme « naturel »de soutenir et d’aider l’un des membres de la famille, ce rôle a évolué avec les années. Les membres d’une même famille ne cohabitent plus ensemble et plusieurs centaines de km séparent parfois le domicile du proche à aider et celui de l’aidant. Enfin, élément important : le rythme de vie a également considérablement changé avec les années.

Prendre en considération son rôle d’aidant

La considération du statut d’aidant évolue, et dans le bon sens. Plus de la moitié d’entre vous n’avez pas encore pris conscience que vous aviez endossé le rôle d’aidant ; mais, notons tout de même que 46% d’entrevous déclarez l’être. La bonne nouvelle, c’est que ce chiffre continue d’évoluer également.

En effet, c’est aussi grâce aux nombreuses entreprises, aux aides mises en place pour vous aider en tant qu’aidant que les personnes prennent de plus en plus conscience de cela. Une journée nationale a d’ailleurs été mise en place le 6 octobre chaque année pour mettre à l’honneur ce rôle d’aidant si important et si complexe à gérer au quotidien.

De quoi est fait le quotidien de l’aidant ?

Le rôle d’aidant vu de l’intérieur représente une charge très lourde et nous pourrions prendre des heures pour vous l’expliquer en détail selon les situations, mais bien souvent, l’aidant familial doit :

Penser à l’aménagement du logement de l’aidé

Que votre proche soit malade, en situation de handicap ou de perte d’autonomie, il est bien souvent nécessaire de réaménager le logement de l’aidé. Cela lui permettra de continuer à réaliser quelques actes de la vie courante seul, ou à faciliter sa prise en charge au quotidien tout en assurant sa sécurité.

La salle de bain et les toilettes demandent bien souvent l’installation de barres d’appui, d’un sol antidérapant, la modification de la cabine de douche, du passage pour permettre l’accès d’un fauteuil roulant, etc.Il est également souvent nécessaire de réaménager le coin nuit, d’installer un monte-escalier si votre proche est en maison. Tout ceci représente un investissement et une énergie importante.

Se renseigner sur les aides

Votre proche a certainement droit à diverses aides financières. Lorsque l’on devient aidant, la nature de ces aides demeure un véritable mystère et la prise de renseignements demande un investissement important en temps. Ensuite, il faut à nouveau passer du temps pour réaliser les demandes et en tant qu’aidant, vous vous retrouvez souvent face à des difficultés devant tant de démarches administratives.

Gérer l’administratif quotidien de l’aidé

Même si vous avez l’habitude de gérer l’administratif au quotidien pour vous et votre famille, devoir le faire pour votre proche vous prendra un peu plus de temps encore. Certains aidés ont besoin que vous gériez leurs finances, le règlement des factures mensuelles, etc.

Penser à la sécurité du proche

En situation de handicap, en perte d’autonomie ou si votre proche vit avec une maladie telle qu’Alzheimer, il est indispensable de penser à sa sécurité, autant le jour que la nuit. Non seulement ceci engendre stress et anxiété, ce qui peut d’ailleurs entraver la qualité de votre sommeil, mais cela peut avoir des conséquences lourdes à gérer en cas d’accident.

Organiser les soins du quotidien

Bien souvent, le proche aidé nécessite des soins au quotidien. La mise en place d’une équipe médicale et la coordination de leurs différents passages, souvent plusieurs fois par jour, demandent à faire preuve d’une organisation pointilleuse. Ceci n’est pas une tache évidente pour tous les aidants. Sans compter qu’il est également parfois nécessaire d’organiser des rendez-vous médicaux extérieurs ; ceci demande la mise en place d’un moyen de transport afin que l’aidé puisse s’y rendre.

Organiser les actes de la vie courante de l’aidé

En plus des soins médicaux à prévoir au quotidien, vous devez également penser à l’organisation des actes de la vie courante. Les personnes en situation de handicap, en perte d’autonomie ou malades ont bien souvent besoin d’aide pour leur toilette, l’habillage, la préparation des repas, parfois la prise des repas, les courses, etc.

Se soucier du bien-être moral de l’aidé

L’aspect moral de l’aidé est un élément important à prendre en compte. En effet, beaucoup de personnes âgées ou malades subissent solitude et isolement et leur moral baisse de plus en plus avec le temps. Il est alors indispensable de veiller au bien-être moral de votre proche.

De plus, en tant qu’aidant, si vous êtes épuisé et débordé, votre proche ressentira votre stress, votre agitation et cela ne l’aidera pas.Il est donc essentiel de penser à des solutions pour que tout le monde puisse garder le sourire.

Les conséquences d’un aidant épuisé

Parmi toutes ces missions que remplit l’aidant au quotidien, il peut vite s’épuiser tant physiquement que moralement, mais également au niveau émotionnel ; on ne pense pas assez à cet aspect. En effet, l’investissement de l’aidant viendra fortement impacter l’aspect émotionnel de l’aidant :

·      Maladie chronique pour près de la moitié des aidants ;

·      Anxiété, stress, surmenage ;

·      Fatigue physique ;

·      Fatigue morale…

L’aidant a aussi sa propre vie à gérer :

·      Vie personnelle (conjoint, enfants) ;

·      Vie professionnelle (éventuels déplacements, parfois d’importantes responsabilités…) ;

·      Vie sociale (loisirs, divertissements, amis, famille…).

Plus l’aidant rencontrera des difficultés dans l’accompagnement de son proche, plus cet accompagnement se fera dans la difficulté.C’est un cercle vicieux qu’il convient de rompre afin de pouvoir maintenir un accompagnement de qualité et un soutien efficace sur la durée. Améliorer votre quotidien d’aidant et vous faire aider vous permettra de continuer à aider votre proche dans les meilleures conditions possibles.

Monka vous aide dans votre quotidien d’aidant

Parce que Monka est pleinement conscient de l’investissement important qu’engendre votre rôle d’aidant à côté de vos responsabilités personnelles et professionnelles, nous vous proposons deux formules d’accompagnement qui vous permettront de déléguer une partie de votre mission d’aidant. Découvrez ces formules d’accompagnement et retrouvez ainsi une meilleure qualité de vie au quotidien.

En effet, en déléguant, votre proche recevra l’aide de véritables professionnels de santé qualifiés et cela vous permettra par la même occasion d’améliorer certains domaines de votre vie et surtout, votre qualité de vie en général. Ne culpabilisez pas, et ne vous pensez pas égoïste, bien au contraire: il s’agit là d’un choix réfléchi et objectif pour le bien-être de tous.