Tout savoir sur les droits de l'aidant

Il n’est souvent pas simple de définir sa place en tant que proche aidant : il faut trouver un équilibre dans cette nouvelle forme de relation qui se tisse avec la personne aidée, dans le respect et l’écoute.

27/6/2022

La place de l’aidant face à l’aidé

L’aidant n’est pas un soignant, même s’il est amené, au fil du temps et de l’évolution de la dépendance, à accomplir de plus en plus d’actes qui peuvent s’apparenter à des soins. Le proche aidant doit rester, avant tout, un proche, dont l’objectif est de rendre la vie de la personne aidée plus belle. Cela passe notamment par :

·       le maintien d’une vie sociale riche, en favorisant les occasions de rencontrer la famille et les amis, en incitant la personne aidée à participer à des rencontres associatives ;

·       l’accompagnement dans des activités physiques douces, les sorties, les balades, afin de prendre l’air, de ne pas être confiné en permanence ;

·       le respect du secret médical si la personne aidée a encore toute sa conscience et ne souffre pas de démence : c’est à elle de décider ce qu’elle souhaite vous dire ou pas ;

·       le recours à des aides matérielles et humaines pour ne pas se laisser déborder et ne pas s’épuiser précocement : les aidants peuvent en effet souffrir de burn-out, notamment lorsqu’ils prennent tout en charge tout seuls.

 

Les droits aux congés de l’aidant

Les aidants peuvent avoir besoin de déléguer l’aide qu’ils apportent à un proche pour se reposer, pour prendre soin d’eux ou même le temps d’une intervention chirurgicale et de la convalescence. De nombreux aidants, lorsqu’ils sont interrogés sur leur ressenti face à l’aide qu’ils apportent à la personne dépendante, évoquent notamment la fatigue et le fait de ne pas avoir le temps de se soigner eux-mêmes.

 

Or les aidants ont désormais un « droit au répit », qui peut prendre la forme d’un placement temporaire de la personne aidée dans une structure d’accueil (EHPAD – Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes– ou famille d’accueil), ou d’une aide ponctuelle par un tiers rémunéré, le temps de reprendre des forces ou de s’occuper de leur propre santé. Les aidants qui exercent une activité professionnelle peuvent également recourir au congé du proche aidant, afin d’accompagner leur proche handicapé ou en grave perte d'autonomie.

 

La formation de l’aidant

Ce sont les circonstances de la vie qui font de nous des aidants. Aussi, certaines personnes qui n’ont pas eu l’occasion de prendre soin d’autrui auparavant et qui se retrouvent soudain aidants peuvent se sentir démunies. Des formations ont été mises en place, notamment par La Compagnie des aidants. Elles permettent de s’interroger sur sa relation avec son proche dépendant afin d’apprendre à réagir de manière adaptée. Le but de ces formations est aussi d’accepter de déléguer et de se faire aider pour s’occuper de son proche. Cette aide peut prendre la forme d’une assistance humaine : auxiliaire de vie, aide à domicile, aide-ménagère ou, dans le domaine médical, pour tout ce qui touche à la gestion des rendez-vous de la personne aidée. Autant de soutiens qui permettent de s’économiser et de mieux prendre soin du proche dépendant qui vous est cher.

 

https://www.previssima.fr/question-pratique/quels-sont-les-droits-dun-aidant-familial.html